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Patrimoine
& Perspectives
Numéro 4
La lettre mensuelle pour prendre les bonnes décisions
Septembre 2026
Simon Ruy · Conseiller en stratégies d'investissements indépendant
01 Édito

Avoir toujours la même stratégie —
ce n'est pas une stratégie

Le cap ne change pas. La voilure, si. SR Patrimoine · Numéro 4 · Septembre 2026

« Avoir toujours la même stratégie, ce n'est pas une stratégie ! » C'est par ces mots que je souhaite vous présenter une bonne rentrée.

Cette phrase n'est pas un slogan. C'est ce que je constate tous les jours dans mon métier.

Beaucoup de patrimoines sont construits une fois, puis laissés en l'état. Un contrat ouvert en 2015. Une allocation figée depuis 2019. Un livret rempli parce qu'il rassure. Rien de tout cela n'est absurde en soi. Le problème, c'est que le monde autour, lui, ne s'est pas figé.

Regardez l'été qui vient de s'écouler. La France emprunte désormais à plus de 4% sur dix ans, un niveau qu'on n'avait pas vu depuis très longtemps. L'inflation est repassée à 2,4% en août, tirée par une énergie qui s'emballe. Le Livret A rapporte 1,70%. Faites la soustraction vous-même : votre épargne de précaution perd du pouvoir d'achat pendant que vous lisez ces lignes. De l'autre côté de l'Atlantique, le nouveau président de la Fed a fermé la porte aux baisses de taux rapides. Et l'administration fiscale française s'est fait dérober les données de 678 000 contribuables.

Aucun de ces événements n'était au programme il y a six mois. Tous ont un effet, direct ou indirect, sur votre patrimoine.

Une stratégie immobile n'est pas une stratégie. C'est une habitude.

Une bonne stratégie patrimoniale, ce n'est pas un produit qu'on choisit une fois pour toutes. C'est un cap qu'on tient en ajustant la voilure. Le cap, c'est vous : vos projets, votre horizon, votre tolérance au risque. La voilure, c'est mon travail.

Ce numéro de rentrée est construit dans cet esprit. Un point macro en format court, pour comprendre l'environnement sans y passer la matinée. Un dossier sur les SCPI et le réinvestissement des dividendes. Un focus dirigeant sur le PEE, un outil que je trouve massivement sous-utilisé. Et un éclairage sur les unités de compte, ce moteur de rendement que trop d'épargnants subissent au lieu de le piloter.

Bonne rentrée à vous. Prenons le temps de faire le point ensemble.

Simon Ruy · Septembre 2026

02 Point macro

Rentrée à 4% —
ce que l'été a changé

OAT 10 ans Inflation Cybersécurité Fed Bitcoin
4% 4,10% 18 AOÛT 2026 Janv. 2026 Juin 2026 Août 2026 OAT 10 ANS · FRANCE

Cinq sujets ont marqué l'été. Voici l'essentiel, en format court, et surtout ce que chacun change pour vous.

L'OAT 10 ans franchit les 4%. La France emprunte désormais à plus de 4% sur dix ans. Le seuil a été franchi à la mi-août, avec un pic autour de 4,10% le 18 août. Trois facteurs se cumulent : un pétrole proche de 90 dollars, des tensions géopolitiques non résorbées, et surtout des doutes persistants sur la trajectoire budgétaire française. Trois effets concrets pour vous. Le crédit immobilier d'abord : les barèmes tournent autour de 3,3 à 3,4% sur 20 ans, et si l'OAT s'installe durablement au-dessus de 4%, les banques ajusteront. L'obligataire ensuite : prêter à l'État français à 4% sur dix ans redevient une option sérieuse, chose impensable il y a cinq ans, à condition de bien comprendre qu'entre l'achat et l'échéance, la valeur du titre bouge, et pas toujours dans le bon sens. L'immobilier enfin : quand le sans-risque paie 4%, la pierre doit rapporter davantage pour rester attractive. Cela pèse sur les valorisations.

Inflation, l'ennemi invisible. 2,4% sur un an en août, après 2,1% en juillet. Rien de spectaculaire. C'est précisément le problème. À 2,4%, personne ne panique. Mais votre Livret A rapporte 1,70%. L'écart est de 0,7 point par an, en votre défaveur. Sur 50 000 € laissés dix ans sur un livret, cela représente plusieurs milliers d'euros de pouvoir d'achat évaporés sans qu'aucune ligne de votre relevé bancaire n'affiche de perte. Le moteur du moment reste l'énergie, en hausse de 16,7% sur un an.

L'inflation ne vous prend jamais d'argent. Elle vous prend de la valeur. C'est plus discret, et c'est plus efficace.

Piratage de la DGFiP : 678 000 contribuables concernés. Le 12 août, un pirate a revendiqué une intrusion dans le système d'information de l'administration fiscale. Bercy a confirmé le lendemain. L'accès a été obtenu par usurpation d'identifiants en juin et juillet. Ce qui a fuité : nom, coordonnées, revenu fiscal de référence, quotient familial, taux de prélèvement à la source, données cadastrales. Ce qui n'a pas fuité : votre espace personnel sur impots.gouv.fr, vos identifiants, vos mots de passe. Le vrai risque n'est pas le vol en lui-même, c'est ce qui vient après. Un escroc qui connaît votre revenu fiscal de référence et votre adresse peut écrire un mail ou passer un appel d'un réalisme redoutable.

Le réflexe à garder toute l'année

L'administration fiscale ne vous demandera jamais vos coordonnées bancaires par mail ou par téléphone. Aucun remboursement, aucune urgence, aucune exception. En cas de doute, raccrochez et connectez-vous vous-même à votre espace sur impots.gouv.fr, en tapant l'adresse à la main.

Kevin Warsh referme la porte. Le nouveau président de la Fed s'est exprimé pour la première fois à Jackson Hole le 28 août. Le message est clair, même si les chiffres manquent : la cible de 2% n'est pas négociable, l'inflation sous-jacente ne s'améliore pas encore, et les conditions financières lui paraissent trop souples. Il a refusé de donner des orientations chiffrées, ce que les marchés détestent. Les taux longs américains restent sous pression, le 30 ans autour de 5,25%. Le Trésor a bien tenté d'intervenir en doublant son programme de rachats d'obligations longues, porté à au moins 4 milliards de dollars par opération entre le 9 septembre et le 4 novembre. Le répit a duré moins de 24 heures : les rendements ont effacé leur baisse et sont repassés au-dessus de leur niveau d'avant l'annonce. Un signal qu'il faut prendre au sérieux. Prochain rendez-vous : la réunion de la Fed du 16 septembre.

Vers quoi orienter les allocations

Obligataire : oui au rendement, non à la duration longue. Le rendement facial est redevenu attractif, mais l'obligataire long n'est pas le refuge qu'on imagine. Les États émettent massivement pendant que les acheteurs de long terme se raréfient, et le sauvetage tenté par le Trésor américain n'a tenu qu'une séance. Or plus la maturité est longue, plus le prix de l'obligation chute quand les taux montent. Une obligation à 30 ans peut perdre lourdement en capital alors même qu'elle verse son coupon. Privilégier les maturités courtes et intermédiaires, où l'on encaisse le rendement sans subir toute la volatilité des taux longs.

Diversifier hors des seules grandes technologiques américaines. Leurs valorisations intègrent beaucoup d'optimisme. L'Europe, le Japon et les valeurs de rendement méritent leur place.

Garder une part de réel. Immobilier, infrastructures : face à une inflation qui ne redescend pas franchement, les actifs tangibles conservent leur rôle de protection.

Ces trois pistes ne sont pas des recommandations générales. Elles se calibrent selon votre horizon et votre profil de risque.

Bitcoin : rebond réel, prudence de rigueur. Le Bitcoin a repris près de 25% en août, remontant d'un point bas autour de 62 000 dollars à environ 78 000 dollars en fin de mois. Le moteur est identifiable : huit séances consécutives de collecte positive sur les ETF américains. Deux nuances à garder en tête. Le record historique reste à plus de 126 000 dollars, atteint en octobre 2025 : on parle d'un rebond, pas d'un nouveau sommet. Et sur l'ensemble de 2026, ces mêmes ETF restent en décollecte nette. Le mois d'août a réparé, il n'a pas construit. Ma position n'a pas changé : cet actif peut avoir sa place, à dose homéopathique, chez un investisseur qui accepte de voir sa ligne perdre la moitié de sa valeur sans dormir moins bien. Jamais sur une épargne de projet.

Votre allocation a-t-elle bougé depuis un an ? Si la réponse est non, c'est peut-être le bon moment pour en parler.
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03 Dossier du mois

SCPI et réinvestissement —
l'effet boule de neige

SCPI Dividendes Capitalisation Fiscalité
AN 1 AN 3 AN 6 AN 10 4,91% taux de distribution moyen 2025 +1,46% performance globale, prix de part inclus Source : ASPIM / IEIF, février 2026

Le principe est simple. Au lieu de percevoir vos dividendes trimestriels sur votre compte bancaire, vous les transformez automatiquement en nouvelles parts de SCPI. Ces parts produisent à leur tour des revenus, qui achètent à leur tour des parts. C'est l'effet boule de neige. Une cinquantaine de SCPI proposent cette option aujourd'hui.

Un exemple pour fixer les idées. 50 000 € investis sur une SCPI distribuant 4,5%. Sans réinvestissement, vous encaissez 2 250 € bruts par an et votre capital reste à 50 000 €. Avec réinvestissement, votre nombre de parts augmente chaque trimestre, et le revenu de la dixième année porte sur une base sensiblement plus large. Rien n'est garanti, ni le dividende ni le prix de la part, mais la mécanique de capitalisation joue en votre faveur.

Le contexte 2026. Le taux de distribution moyen du marché s'est établi à 4,91% en 2025, en hausse pour la troisième année consécutive selon l'ASPIM et l'IEIF. Mais la moyenne cache tout : de 4,2% sur les SCPI résidentielles à près de 6% sur les diversifiées. Et le prix moyen des parts a reculé de 3,45% sur l'année, ce qui ramène la performance globale à +1,46%. La sélection compte plus que jamais.

Le réinvestissement fait grossir la boule de neige. Il ne fait pas disparaître l'impôt.

Le piège que personne ne mentionne. Le réinvestissement ne supprime ni l'impôt ni les prélèvements sociaux. Fiscalement, vous êtes réputé avoir perçu ces revenus. Vous payez donc l'impôt sur des sommes que vous n'avez jamais vues arriver sur votre compte. Sur une SCPI française, c'est votre tranche marginale d'imposition à laquelle s'ajoutent les prélèvements sociaux, portés à 18,6% en 2026. Un contribuable imposé à 30% supporte ainsi près de la moitié du dividende en prélèvements, à sortir de sa trésorerie courante.

Ce qui change avec les SCPI européennes. Les revenus de source étrangère sont imposés dans le pays où se situe l'immeuble, puis neutralisés en France par le mécanisme prévu par les conventions fiscales. Résultat : pas de prélèvements sociaux, et une fiscalité globale souvent nettement plus légère. Le réinvestissement automatique prend tout son sens sur ce type de véhicule, où le frottement fiscal est le plus faible. Le traitement exact dépend du pays concerné et de la convention applicable : c'est un point à vérifier SCPI par SCPI.

Pour qui c'est pertinent, pour qui ça ne l'est pas

Pertinent : un investisseur en phase de constitution de patrimoine, qui n'a pas besoin de ces revenus pour vivre, avec un horizon d'au moins huit à dix ans, et une trésorerie suffisante pour absorber la fiscalité annuelle.

Moins pertinent : un retraité qui compte sur ces revenus pour compléter sa pension, ou un contribuable fortement imposé qui n'a pas anticipé le décalage entre l'impôt à payer et le cash effectivement reçu.

Un point rassurant, et trop peu connu : l'option n'est pas un engagement définitif. Vous pouvez l'interrompre quand vous le souhaitez et revenir à la perception classique de vos dividendes. Vos parts acquises par réinvestissement restent acquises et continuent de produire des revenus, mais ces revenus vous sont de nouveau versés sur votre compte. Autrement dit, vous capitalisez tant que vous n'avez pas besoin de ces sommes, et vous rouvrez le robinet le jour où vous en avez besoin, sans avoir à vendre la moindre part. Les modalités et les délais de prise d'effet varient d'une société de gestion à l'autre : c'est à vérifier dans le bulletin de souscription.

Le vrai message : l'option se pilote. Elle s'active, se suspend, se module selon les périodes de votre vie. On capitalise pendant la vie active, on bascule en distribution au moment de la retraite ou d'un changement de situation. C'est exactement le genre d'arbitrage qui se prépare et se revoit, pas qui s'improvise. Rappelons enfin qu'un investissement en SCPI comporte un risque de perte en capital et de liquidité, et que les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Vous détenez déjà des SCPI ? Faisons le point sur l'option de réinvestissement et sur la cohérence de votre allocation immobilière.
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04 Focus dirigeant

Le PEE : outil d'excellence —
avec la bonne stratégie

Épargne salariale Abondement TPE / PME Rémunération
L'EFFET DE LEVIER DE L'ABONDEMENT 1 000 € VOTRE VERSEMENT + jusqu'à 3 000 € ABONDEMENT DE L'ENTREPRISE (300%) 3 844,80 € plafond annuel d'abondement par bénéficiaire (8% du PASS) PASS 2026 : 48 060 €

Le constat. Le Plan d'Épargne Entreprise reste l'outil le plus sous-utilisé par les dirigeants de TPE et de PME. Beaucoup pensent qu'il est réservé aux grandes structures. C'est faux. Dès un salarié en plus du dirigeant, le PEE peut être mis en place.

Ce que peu de dirigeants savent. Dans une entreprise de 1 à 250 salariés, le dirigeant peut être bénéficiaire de son propre PEE. Son conjoint collaborateur ou associé également. Vous mettez donc en place un dispositif pour vos équipes, et vous en bénéficiez vous-même.

La mécanique de l'abondement. Vous versez de votre poche, l'entreprise complète. Deux plafonds cumulatifs s'appliquent en 2026 : l'abondement ne peut dépasser 300% de votre versement, ni 8% du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 3 844,80 € par an et par bénéficiaire. Vos versements volontaires sont par ailleurs limités à 25% de votre rémunération brute annuelle.

Un euro de rémunération classique arrive largement amputé sur votre compte. Un euro d'abondement arrive quasiment entier sur votre plan.

Pourquoi je parle d'outil d'excellence. Côté entreprise, l'abondement est déductible du résultat imposable et exonéré de cotisations sociales. Les entreprises de moins de 50 salariés ne paient pas de forfait social dessus. Côté bénéficiaire, l'abondement n'est pas soumis à l'impôt sur le revenu, et les gains réalisés dans le plan sont eux aussi exonérés d'impôt sur le revenu à la sortie, seuls les prélèvements sociaux restant dus.

La contrepartie. Les sommes sont bloquées cinq ans. Ce blocage souffre neuf cas de déblocage anticipé, parmi lesquels l'acquisition de la résidence principale, le mariage ou le Pacs, la naissance du troisième enfant, ou la cessation du contrat de travail. Autrement dit, un blocage réel mais loin d'être hermétique.

Le couplage qui change tout : PEE et PER collectif. C'est là que l'optimisation prend une autre dimension. Le PEE finance vos projets à cinq ans, le PER collectif (l'ancien PERCO, remplacé par le PER d'entreprise collectif depuis la loi Pacte) prépare la retraite avec un blocage jusqu'à la liquidation des droits, sauf achat de la résidence principale et cas d'accidents de la vie. Deux enveloppes distinctes, donc deux plafonds d'abondement distincts, chacun avec son propre plafond de 8% du PASS pour le PEE et de 16% du PASS pour le PER collectif. Un dirigeant qui n'active que le PEE se prive mécaniquement de la moitié du levier disponible. Et sur le PER collectif, les versements volontaires ouvrent en plus la possibilité d'une déduction du revenu imposable, ce que le PEE ne permet pas.

Les trois erreurs que je vois le plus souvent

Mettre en place le plan et l'oublier. Un PEE dont l'abondement n'est pas calibré chaque année, c'est de l'argent laissé sur la table.

Laisser les sommes sur le fonds monétaire du plan. Sur cinq ans de blocage minimum, cette prudence par défaut coûte cher. Les supports doivent être choisis en fonction de l'horizon réel.

Raisonner PEE tout seul. Sans PER collectif en face, sans intéressement, sans articulation avec votre stratégie personnelle de rémunération, le dispositif ne donne qu'une fraction de ce qu'il peut donner.

Le PEE n'est pas un avantage social de plus. C'est un levier de rémunération à fiscalité allégée, pour vos équipes et pour vous. Encore faut-il l'articuler avec le reste de votre stratégie.

Pas de PEE, ou un PEE jamais revu depuis sa mise en place ? Un diagnostic rapide suffit à chiffrer ce que vous laissez passer chaque année.
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05 Votre épargne

Les unités de compte —
le vrai moteur de la performance

Assurance vie Unités de compte Fonds en euros Allocation
FONDS EN EUROS 2025 · INFLATION AOÛT 2026 2,6% RENDEMENT MOYEN DES FONDS EN EUROS 2,4% INFLATION SUR UN AN La sécurité ne rapporte plus. Sources : ACPR (2025), Insee (août 2026)

Le contexte. L'assurance vie bat record sur record en 2026, et ce sont les unités de compte qui portent la collecte. Sur le premier semestre, elles concentrent l'essentiel des flux nets. Mais leur part dans les versements oscille fortement selon les mois : tombée autour de 20% en avril, au plus fort des tensions au Moyen-Orient, remontée à 34% en mai. Les épargnants avancent, puis se replient à la première secousse. C'est humain, et c'est coûteux.

Le rappel de base. Sur un fonds en euros, l'assureur garantit votre capital. Le rendement moyen 2025 ressort autour de 2,6% selon l'ACPR. Avec une inflation à 2,4%, la sécurité ne rapporte presque plus rien en net réel. Sur une unité de compte, l'assureur s'engage sur un nombre de parts, pas sur leur valeur. Vous acceptez la variation, y compris à la baisse. En contrepartie, vous accédez aux marchés actions, à l'immobilier, aux obligations, au non coté.

Le fonds en euros, c'est le frein. Les UC, c'est le moteur. Une voiture avec un excellent frein et pas de moteur ne va nulle part.

Pourquoi je parle de moteur. Un contrat investi à 100% en fonds en euros suit l'inflation, au mieux. Il protège, il ne fait pas croître. Ce sont les unités de compte qui créent la performance sur la durée. Encore faut-il les piloter, et non les subir.

Les trois règles qui font la différence

L'horizon avant tout. Une UC actions sur trois ans, c'est un pari. Sur dix ans, c'est une stratégie. La vraie question n'est pas « quel support », mais « pour quand ».

L'automatisation contre l'émotion. Les versements programmés lissent le prix d'entrée et vous évitent la pire décision : acheter haut par enthousiasme, vendre bas par peur. Avril 2026 a montré à quelle vitesse la panique fait fuir les épargnants au plus mauvais moment.

Le pilotage dans la durée. Une allocation se rééquilibre. Ce qui a monté doit être écrêté, ce qui a baissé doit être renforcé si la thèse tient toujours. Sans arbitrage, votre profil de risque dérive tout seul.

Le point fiscal, et c'est une bonne nouvelle. L'assurance vie a été épargnée par la hausse de la CSG entrée en vigueur en 2026. Les gains y restent soumis à 17,2% de prélèvements sociaux, contre 18,6% désormais sur la plupart des autres revenus du capital. L'enveloppe conserve donc son avantage, en plus de son régime favorable après huit ans et de son traitement successoral. Rappel utile : les unités de compte présentent un risque de perte en capital, la valeur des parts n'étant pas garantie.

Votre contrat est-il investi en cohérence avec votre horizon ? Un point d'allocation prend une heure et se révèle souvent très instructif.
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06 La vie du cabinet

Une rentrée dense —
quatre rendez-vous à venir

Outil fiscal SEMAINE PROCHAINE Convention nationale RENTRÉE Salon de l'habitat 26 SEPTEMBRE · LUNEL Conférence NOVEMBRE

Après un mois d'août de vraie coupure, pour vous comme pour moi, la rentrée s'annonce chargée. Voici ce qui arrive.

Un nouvel outil de vision fiscale, dès la semaine prochaine. C'est le projet sur lequel j'ai le plus travaillé cet été. Un outil mis à votre disposition pour visualiser clairement votre situation fiscale, comprendre où part votre argent et identifier les leviers disponibles. La pédagogie avant la solution : c'est la ligne de ce cabinet depuis le premier jour. Je vous donne les détails d'accès dans les jours qui viennent.

La convention nationale de mes partenaires. J'y participe à la rentrée. Ce n'est pas un déplacement de courtoisie : c'est là que se jouent l'accès aux nouvelles solutions, les conditions négociées et la veille sur ce qui arrive sur le marché. Mon indépendance ne vaut que si je connais réellement l'offre disponible.

Le salon de l'habitat de Lunel, le samedi 26 septembre. Il se tiendra au sein du showroom des cuisines Schmidt de Lunel. J'y serai pour échanger avec les porteurs de projet immobilier sur ce qui se passe avant et après l'achat : financement, protection de la famille, structuration de la détention. Si vous passez, venez me voir.

Une conférence en novembre, dans une galerie d'art. Le projet se précise. J'aime l'idée qu'un rendez-vous patrimonial se tienne ailleurs que dans une salle de réunion. Le lieu et la date arrivent bientôt.

Une rentrée dense ne s'improvise pas. Elle se prépare pendant les mois calmes.

Le site reste le point d'entrée le plus simple : tapez simonruycgp.fr dans votre moteur de recherche. Vous y trouverez les archives de la newsletter et un formulaire de contact pour prendre rendez-vous ou poser une question.

Bonne rentrée à toutes et à tous.

Simon Ruy · Septembre 2026